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Chers amis,

Je souhaiterai, ce mois-ci, vous rappeler ce qu’est la famille selon Vatican II.

L’Eglise catholique reconnaît avant tout la famille comme étant «le fondement de la société humaine ». Sans famille, pas de vie sociale possible. C’est pourquoi, même sans faire référence à sa dimension religieuse, l’Eglise défendra toujours la famille.

Les époux chrétiens sont l’un pour l’autre, pour leurs enfants et les autres membres de leur famille, les coopérateurs de la grâce et les témoins de la foi. Ils sont les premiers à transmettre la foi à leurs enfants et à en être auprès d’eux les éducateurs. Ils les forment par la parole et l’exemple à une vie chrétienne et apostolique ; ils les aident avec sagesse dans le choix de leur vocation et favorisent de leur mieux une vocation sacrée s’ils le découvrent en eux.

Les parents sont les premiers éveilleurs de Dieu chez leurs enfants. Cela se fait de manière très simple : par les gestes et les paroles d’une vie quotidienne empreinte d’amour de Dieu et du prochain.

Ce fut toujours le devoir des époux, mais c’est aujourd’hui l’aspect le plus important de leur apostolat, de manifester et de prouver par toute leur vie l’indissolubilité et la sainteté du lien matrimonial ; d’affirmer avec vigueur le droit et le devoir assignés aux parents et aux tuteurs d’élever chrétiennement leurs enfants ; de défendre la dignité et l’autonomie de la famille. Ils doivent donc collaborer, eux et tous les fidèles, avec les hommes de bonne volonté, pour que ces droits soient parfaitement sauvegardés dans la législation civile ; pour qu’il soit tenu compte, dans le gouvernement du pays, des exigences des familles concernant l’habitation, l’éducation des enfants, les conditions de travail, la sécurité sociale et les impôts et que dans les migrations la vie commune de la famille soit parfaitement respectée.

Les droits et devoirs inhérents à la famille sont nombreux. Ils doivent être promus et défendus par tous. Pour cela les chrétiens ont à s’impliquer dans la vie politique de leur pays de résidence.

Cette mission d’être la cellule première et vitale de la société, la famille elle-même l’a reçue de Dieu. Elle la remplira si par la piété de ses membres et la prière faite à Dieu en commun elle se présente comme un sanctuaire de l’Eglise à la maison ; si toute la famille s’insère dans le culte liturgique de l’Eglise ; si enfin elle pratique une hospitalité active et devient promotrice de la justice et de bons services à l’égard de tous les frères qui sont dans le besoin. Parmi les diverses œuvres d’apostolat familial, citons en particulier : adopter des enfants abandonnés, accueillir aimablement les étrangers, aider à la bonne marche des écoles, conseiller et aider les adolescents, aider les fiancés à se mieux préparer au mariage, donner son concours au catéchisme, soutenir époux et familles dans leurs difficultés matérielles ou morales, procurer aux vieillards non seulement l’indispensable mais les justes fruits du progrès économique.

Dans le paragraphe ci-dessus se trouvent les plus belles formules de l’Eglise au sujet de la famille : « cellule première et vitale de la société », « sanctuaire de l’Eglise à la maison ». L’Eglise refuse de séparer les deux composantes, sociales et ecclésiales. L’une ne peut exister sans l’autre.

Toujours et partout mais spécialement dans les régions où commencent à se répandre les premières semences de l’Evangile, dans celles où l’Eglise en est à ses débuts, dans celles aussi où elle se heurte à de graves obstacles, les familles rendent au Christ un très précieux témoignage face au monde en s’attachant par toute leur vie à l’Eglise et en présentant l’exemple d’un foyer chrétien.

La famille joue un rôle éminemment missionnaire dans les pays de mission. Elle est le témoignage vivant de l’Eglise. Afin d’atteindre plus facilement les buts de leur apostolat, il peut être opportun pour les familles de se constituer en associations.